Logements collectifs sur jardin partagé, Mantes-la-Ville
Lot G3, ZAC Université Gare
Le lot G3 se situe au sein de la ZAC Université Gare à Mantes-la-Ville. Adressée sur l’avenue de la Grande Halle, voie structurante du projet urbain, la parcelle bénéficiera à terme d’une grande proximité aux équipements du quartier. Afin de garantir aux futurs habitants un cadre de vie agréable, le programme est réparti en huit plots dont les architectes ANMA et AKA se chargent respectivement de cinq et trois bâtiments.
La planification urbaine de l’îlot repose sur deux points : une ceinture bâtie dense mais poreuse et un vaste cœur libre et planté. Tantôt hautes, tantôt basses, les altimétries des huit bâtiments oscillent. Hormis un découpage de la masse habitée, cette variation contribue à l’intégration du projet dans son contexte où bureaux, maisons individuelles, petits et grands collectifs feront bientôt le pont entre la halle Sulzer réhabilitée et la gare.
Le programme regroupe 231 logements, dont 124 en accession libre et 107 en locatif social. AKA conçoit et réalise 79 lots, avec 38 sociaux (plot B) et 41 libres (plot GH).
Des locaux commerciaux complètent l’ensemble. Leur implantation sur l’avenue de la Grande Halle favorise l’ancrage du projet au sein du nouveau quartier.
Une très forte contrainte économique nous a mené, côté AKA, à l’élaboration d’une architecture sobre et élégante basée sur une compacité volumétrique, une simplicité de mise en œuvre d’éléments préfabriqués et une modénature créée grâce aux mannequins des châssis.
Destiné à du locatif social, le bâtiment B est rationnel et compact. Le rez-de-chaussée est surélevé par rapport à la rue, par un jeu de parking semi-enterré.
A chaque étage, les typologies sont réparties de sorte à optimiser les vues et réserver les triples orientations des extrémités du plot aux plus grandes. Toutes profitent d’une organisation jour/nuit et d’au moins un espace extérieur privatif suivant le principe : loggia sur rue et balcon ou terrasse sur cœur d’îlot. Sur rue comme sur failles, une lasure cuivrée recouvre l’ossature de béton en laissant entrevoir le grain du matériau. Un biseautage des cadres des ouvertures révèle l’épaisseur de cette peau lasurée animée par de profondes loggias. De même nuance que la lasure, les façades peintes sur jardin profitent d’une écriture plus vivante grâce aux nombreux balcons. Une toiture de trois double pente termine le gabarit avec dynamisme, dont le détail de rive apporte encore plus de légèreté.
Quant à eux, les bâtiments G et H ont été conçus comme faisant partie d’une même construction, à destination de logements en accession.
Véritable tête de proue, le G monte jusqu’en R+4, suivi du H dont le gradinage progressif assure une transition douce avec la faille et le bâtiment suivant. Leur profil longiligne coiffé de toitures en double pente rappelle celui de la halle Sulzer. Un jeu de saillie au droit des planchers affirme l’horizontalité du volume, contrastée par la verticalité créée par les loggias superposées. Un nervurage des plafonds des loggias donne une sensation de masse creusée. Ce motif se poursuit jusqu’aux balcons filants du pignon pour un effet de suspension. Ici les cadres des baies ont un dessin en creux dont l’épure des linteaux les rend plus élancées.
Cette fois, les plus grandes typologies sont disposées transversalement en cœur de construction, laissant les doubles orientations des angles aux typologies moyennes.
En mémoire des tonalités de la halle avant réhabilitation, une lasure de teinte sable recouvre légèrement le béton des façades sur rue, rehaussée par la serrurerie nuance gris chaud. La façade arrière est conçue dans la continuité, à la différence près qu’elle est vêtue d’une peinture.